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Mise en ligne le 02/03/2018 10:48:09 Référence : 46220
Ultime nuit de cauchemar sur l'A9

« Plus personne n'est bloqué sur l'A9 », s'empressent d'annoncer les autorités de l'Hérault (34). En effet, à en croire les médias nationaux, les problèmes auraient disparu avec la réouverture de l'A9 et la fin des stockages, hier soir (jeudi) vers 20 h. Alors que les envoyés spéciaux des chaines infos en « Edition spéciale » regagnaient leur chambre d'hôtel, les galériens de la route « ont payé le prix fort », cette nuit, vérifiant à leurs dépens que rien n'était définitivement réglé dans la traversée de Montpellier (34). Au motif qu'il restait quelques plaques de glace qui auraient exigé que les patrouilleurs descendent des chasse-neige pour donner quelques coups de pelle, l'A9 est restée coupée (sens nord-sud) toute la nuit sur 20 km entre les péages de Vendargues et de Saint-Jean-de-Vedas. Car Vinci Autoroutes n'a pas oublié le triste sort de ses actionnaires. Afin d'enregistrer le passage au péage à Saint-Jean-de-Vedas, un bouchon monstre de 20 km s'est formé dès 21 h dans le sens Nîmes- Narbonne et de 7 km dans le sens sud -nord. Le bouchon s'est produit lorsque les autorités ont relâché sur l'A709, les 20 000 routiers retenus depuis 24 heures depuis Valence (26) sur l'A7, Lançon (13) depuis l'A8 en provenance de l'Italie, Martigues depuis l'A55, Narbonne pour ceux qu'arrivaient de l'Espagne et Toulouse.

Cette nuit, il fallait quatre heures pour passer devant Montpellier. En effet, le Préfet a posé une condition à l'ouverture de l'A709 parallèle à l'A9 verglacée : autoriser le transit mais interdire l'accès à Montpellier, une ville engluée de neige (soupe) et de camions dans les rues encore enneigées. Malgré les 10° ambiants, les 20 cm de neige n'avaient pas totalement fondu. Les camionneurs français bloqués depuis 24 heures n'étaient pas autorisés à livrer les hyper, les messagers et le marché gare, implantés à Montpellier. Seuls les plus obstinés ont bravé l'interdiction à la dernière des cinq sorties fermées. Ils ont dû négocier avec des policiers pour braver l'interdiction d'un Préfet qui ignore les contraintes des professionnels français, en ne pensant qu'à la horde de routiers étrangers... en furie. Plusieurs automobilistes se sont ainsi retrouvés de nouveau englués au milieu des camions, durant la nuit. A 8h30, les cinq sorties ont enfin été autorisés, mais l'A9 enregistre déjà des carambolages et d'autres bouchons, comme celui de Béziers (34) entre trois camions ce vendredi matin. De notre envoyé spécial... CF

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