2017-01-25T12:04:23+01:00 2017-01-25T12:04:26+01:00 2017-01-25T12:04:26+01:00 Adobe InDesign CS6 (Windows) uuid:806a0af7-a7ef-4ad5-8f25-6c4a9137cf08 xmp.did:A351A52F9509E3118624EE5FAA420AE3 xmp.id:94F01F6CECE2E611B6E1A4307000D410 proof:pdf xmp.iid:8C77F18CBAC6E6118A1F93BE19D3B1DF xmp.did:50B1D432A709E3118624EE5FAA420AE3 xmp.did:A351A52F9509E3118624EE5FAA420AE3 default converted from application/x-indesign to application/pdf Adobe InDesign CS6 (Windows) / 2017-01-25T12:04:23+01:00 xml Adobe PDF Library 10.0.1 False
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Salon Salon Pollutec - 76 - - 77 - N°950 - Janvier 2017 N°950 - Janvier 2017 Pollutec Le gaz en vedette Le salon Pollutec regroupe surtout les acteurs au service de l'environnement. Pour nous, la grande découverte de la 27e édition (début décembre dernier à Lyon) fut une belle réalisation de la marque française Renault : une maquette de la version urbaine et interurbaine de l'Optifuel Lab, le camion d'étude et de recherche « basse consommation ». L'Urban Lab 2 intègre des techniques qui seront sur les véhicules de livraison des 2020, tandis que le Connect présenté par Renault Trucks en 2011 est un véhicule pour 2040... Même si Pollutec s'adresse bien davantage aux communautés urbaines qu'aux transporteurs, cette manifestation dédiée aux équipements, technologies et services de l'environnement a le mérite de révéler les tendances du moment. Un proto urbain chez Renault Trucks Parmi les nouveautés en termes d'énergies propres, on a trouvé une pépite chez Renault Trucks : la version urbaine et interurbaine de son Optifuel Lab (le grand-routier d'étude et de recherche basse consommation du constructeur français). Pour découvrir le prototype de l'Optifuel Lab dans sa version « rat des villes » dénommée Urban Lab 2, il fallait avoir de bons yeux. Car il n'était malheureusement visible que sous la forme d'une maquette au 1/10e. Les visiteurs ont donc été nombreux à passer à côté. Dommage pour eux. Rien n'est perdu : nous sommes là pour tout vous dire sur ce véhicule expérimental. Comme pour le coureur au long cours des autoroutes et des routes, l'Optifuel Lab 1 et 2, Renault a pris pour base un camion de série, en l'occurrence l'urbain D Wide. Et à partir de là, la marque lyonnaise a compilé dessus les techniques utilisées sur les précédents Optifuel Lab (version routière), avec notamment un gros effort sur l'aérodynamisme. L'Urban Lab 2 a donc une caisse pourvue d'un toit en bosse de chameau et des carénages dans les bas de caisse latéraux et sur les roues avant et arrière. Mais surtout, il est hyper « câblé », ou, dans le langage d'aujourd'hui, ultra connecté ! Cela lui confère une intelligente artificielle dont il se sert pour mieux s'intégrer à la circulation, dans les meilleures conditions. Ainsi, il gère de façon optimale ses déplacements en fonction du travail à effectuer, de la circulation, tout en optimisant sa consommation de carburant. Pour ce véhicule comme pour l'Optifuel Lab routier, les ingénieurs (de Renault, aidés par des partenaires) n'ont adopté que des innovations accessibles à l'horizon 2020. Ils se sont fixé un objectif de 13 % de réduction de la consommation par rapport à un D Wide équivalent. Parmi les marques impliquées, on trouve bien sûr Michelin, qui a travaillé sur tous les précédents protos, dont le VHS. C'est sur celui-ci, présenté en 1999, que le manufacturier a introduit son super concept anti-éclaboussure (Antisplash), qui a depuis 2006 été adapté aux pneus de la marque clermontoise avec un certain surcoût. Des moteurs polycarburants pour moins polluer Collant davantage aux exigences actuelles, Renault Trucks annonce que tous ses moteurs (5,5 - 8 - 11 et 13 l) sont dorénavant compatibles avec le biodiesel de 2e génération HVO (huile végétale et provenant de déchets agricoles). Outre le fait de supprimer la dépendance vis-à-vis des carburants fossiles, ce carburant réduit la pollution de 5 à 10 %. L'autre nouveauté de la marque française, le camion de distribution D Wide au CNG, a un essieu autogireur. Ce véhicule n'est pas doté d'une chaine cinématique AB Volvo, mais du moteur Cummins 6 cylindres de 8,9 l et d'une boîte auto Allison avec ralentisseur hydraulique. Le gaz a détrôné l'électricité Pollutec est de plus en plus tourné vers les énergies propres. Cette année, c'est le gaz qui était en vedette. Les deux champions incontestables des véhicules utilisant cette technologie sont aujourd'hui Scania et Iveco, qui en sont des spécialistes de longue date. L'italien est loin devant avec le plus important parc en circulation d'engins et de véhicules industriels et agricoles : plus de 16 000 véhicules en circulation, dont 5 800 autobus dédiés au transport public de personnes. Pour souligner son implication dans le gaz, Iveco exposait sur son stand commun avec Case un Daily 70C14G GNC équipé d'une benne à déchets organiques. Telma de retour D'autre part, pour montrer qu'on peut limiter les particules dégagées par les garnitures de frein et les disques, qui représentent une pollution encore plus sournoise que celle de l'échappement, Iveco présentait chez Telma un Eurocargo doté d'un ralentisseur électrique par courant de Foucault. Ce dispositif est d'autant plus utile et appréciable que, depuis que les véhicules sont Euro 6, les dispositifs de freinage émettent beaucoup plus de microparticules que lorsque les moteurs étaient Euro 3. Scania, l'autre champion du gaz, a placé en vedette sur son stand le S580, son nouveau grand-routier... qui n'est pas au gaz. De son côté, Mercedes présentait son Econic à cabine surbaissée en version gaz, signe très probable que le constructeur allemand va davantage s'impliquer dans le gaz. Le Man TGE, clone du Crafter Enfin, on a découvert sur le stand de Man le TGE, sa version du Volkswagen Crafter. Un utilitaire qu'on retrouvera dans les points de vente de la marque automobile en mars, pour une livraison aux clients qui débutera en avril. • Thierry NAUX En route pour Solutrans ? Espérons que la présence de Renault à Pollutec redonnera à la marque française du goût pour les salons lyonnais, et qu'elle décidera finalement de participer au prochain Solutrans. Car les salariés Renault, nombreux à y venir en voisins, pourraient légitimement être choqués d'une nouvelle absence de leur employeur. Pollutec manque de courant Durant des années, Pollutec fut le royaume des camions électriques. Pour cette édition, il semble qu'il ait manqué de courant ! Les motorisations électriques, qui furent les vedettes de la précédente édition de Pollutec (on se souvient des Renault, Nissan et autres PVI), étaient cette fois de toute évidence en très large diminution, voire quasi absentes. Car les constructeurs se sont rendu compte que l'électrique n'est qu'un déplacement de pollution : du « puits à la route », un véhicule électrique est 20 à 30 % plus polluant qu'un diesel Euro 6. Ainsi, le Canter électrique de Mercedes n'était pas de la fête lyonnaise, ni d'ailleurs ses deux protos découverts à l'IAA, qu'il s'agisse du Vul Vision Van ou du camion lourd eTruck, tous deux électriques... Le constructeur a préféré faire la promotion de son Canter EcoHybrid, une solution qui n'est pas forcément plus onéreuse qu'un diesel traditionnel : le surcoût de 9 000 € peut, selon le constructeur allemand, être très largement amorti grâce à sa consommation de gazole en baisse de 15 et 30 % suivant la circulation. L'Urban Lab 2 arrivera plus vite que le Connect Nous qui aimons les belles choses aurions aimé que le camion des villes de la prochaine décennie ressemble davantage à un Connect qu'à un Urban Lab 2. Une chose est cependant certaine : on verra plus vite le deuxième sur les routes ! En 2011, lorsque la maquette du Connect a été présentée, Renault Trucks avait besoin d'occuper le terrain et de faire rêver les fanas de la marque... et les autres. A ce moment-là, le constructeur lyonnais n'avait pas de nouveau produit à offrir, alors qu'il lui fallait communiquer de l'optimisme (nous étions à la veille du remplacement de sa maison-mère par le groupe AB Volvo). Pour occuper les esprits, le bureau du style a donc sorti cette belle réalisation de ses placards, incarnant sa vision de ce que pourrait être le camion de livraison urbaine de demain. A l'époque, ce concept tablait sur le fait que d'ici 2040 l'accès aux centres-ville serait réservé aux seuls véhicules dits non polluants et silencieux. D'autre part, le Connect est un condensé de technologies avant-gardistes qui donnent accès à des conceptions ouvrant de nouveaux horizons dans l'architecture d'un véhicule. Citons notamment la présence de moteurs électriques dans les roues avant et le logement des batteries dans le châssis-plancher, qui de ce fait est parfaitement plat. Cette caractéristique permet d'obtenir un seuil d'accès au niveau du trottoir et rend le chargement et déchargement (par l'arrière comme sur les côtés) plus sûrs et moins fatigants pour le livreur. Et pour faciliter ses déplacements, le siège du chauffeur a été placé en position centrale. A l'encontre de l'Urban Lab 2, qui repose sur un camion normal immédiatement constructible, le Connect fait appel à des technologies très proches de l'automobile, comme la caisse autoporteuse, et à des techniques de demain, comme les moteurs dans les roues ou des batteries haute capacité. Photos Naux et X D.R. Mercedes signe un accord Conscient du fait que les véhicules au gaz ne pourront se développer que si le gaz devient plus accessible, Mercedes a signé un accord avec GRDF. Le constructeur Mercedes semble vouloir entrer pour de bon dans le monde des véhicules qui roulent au gaz en France. La marque, dont le véhicule de proue dans ce domaine est l'Econic, a en effet signé récemment un accord avec GRDF en vue d'un partenariat pour la promotion des solutions de mobilité au gaz naturel pour véhicules (GNV). Photos Naux et X D.R. Telma ressuscité par la pollution Qui eut cru que les pollutions des particules pourraient sortir le roi du ralentisseur électrique de l'anonymat discret dans lequel il s'est mis ? Des années 50 aux années 80, durant l'âge d'or des transports routiers, le ralentisseur électromagnétique par courant de Foucault a sauvé bien des vies. On pouvait le comparer à la ceinture de sécurité des camions dont les freins avaient très vite tendance à être rendus inefficaces par l'effet de fading (surchauffe) des tambours. Aujourd'hui, on recommence à parler de Telma, mais cette fois pour les camions de livraison urbaine. Car dans ce contexte, l'usage des freins fait que dorénavant, les camions sont plus polluants par l'émanation des particules arrachées aux garnitures et aux disques lors des freinages que par leur échappement. L'usage du ralentisseur en lieu et place des freins apporte une solution très efficace sur ce point. Une autre solution est à l'étude : les aspirateurs de particules. Pour l'instant en test sur des voitures, ce dispositif serait dans l'état des choses peu adaptable aux camions.