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Mise en ligne le 09/01/2018 16:50:18 Référence : 45921

La sortie de crise se confirme

Au bout de dix ans, les transporteurs voient enfin le bout du tunnel, selon l'analyse livrée à la presse ce matin par l'Observatoire du Véhicule Industriel sur les marchés du véhicule industriel et du transport routier de marchandises. L'augmentation des volumes transportés en France n'est certes pas considérable (+1,3 % au deuxième trimestre 2017, après une progression de 3 %), mais avec un quatrième trimestre consécutif en hausse, la tendance semble s'installer, ce qui est de bon augure après plusieurs années de recul. Sans surprise, l'activité de transport français s'est repliée sur le national (75 % de l'activité du pavillon français s'effectue à moins de 500 km, contre 60 % en 1996), et la part de cabotage des pavillons étrangers dans l'Hexagone est en hausse. Le marché du BTP est le grand gagnant de l'année 2017.

Côté marché du VI, un troisième exercice de croissance consécutif se termine. Les porteurs sont les plus dynamiques avec (essentiellement dans le compte propre) une hausse de +12,9 % (après un +20,8 % en 2016) avec plus de 20 000 immatriculations sur onze mois, ce qui n'avait pas été observé depuis 2008. Les immatriculations de tracteurs (27 600 en 2017) n'ont augmenté que modérément à +2,5 % mais sur une base déjà élevée en 2015 et 2016. On renoue ainsi avec les meilleures années du métier, dans les années 2000.

En conséquence, PNB Paribas table sur +4 % pour les porteurs en 2018, et -6 % pour les tracteurs. C'est-à-dire -1 % au total, soit 50 000 immatriculations, ce qui représente le « niveau naturel du marché français ».

A noter que tous les secteurs de la carrosserie sont en croissance, surtout le froid. Le salon Solutrans a rencontré une belle affluence et les carnets de commandes sont pleins. Au niveau du marché de l'emploi, il manque toujours 20 000 chauffeurs en France. Paradoxalement, cette pénurie oblige les transporteurs (qui ne peuvent répondre à toutes les demandes) à mieux cibler les chargeurs avec lesquels ils font affaire, pour donner préférence à ceux qui paient le mieux... Par ailleurs, la crise les a poussés à gagner en productivité avec la connectivité et l'écoconduite. Le manque d'attractivité du TRM sur les futurs conducteurs est un phénomène européen, fait remarque l'OVI : même les Polonais font désormais venir les conducteurs de Moldavie. - MF

 Reproduction autorisée avec mention Routiers.com

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