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N°996 - Mars 2021 Texte : Fréor & Gilbert · Photos : Gilbert et X D.R. Dossier Formation Actualités Le rôle de l'OPCO Collecteur et redistributeur de fonds destinés à la formation dans les métiers du transport, l'OPCO Mobilités (opérateur de compétences des métiers de la mobilité, ex-OPCA) représente 1,6 million de salariés, soit 10 % de l'ensemble des salariés français. Seul le transport aérien ne fait pas partie de ses attributions. Patrice Omnes, le DG de l'OPCO Mobilités, explique la fonction de cet organisme : « Nous avons une mission d'accompagnement et de financement sur deux plans : d'une part on intervient en appui aux branches dans la connaissance des métiers et leur valorisation (en menant par exemple des actions de promotion) ; d'autre part, on soutient les entreprises de transport en développant l'alternance et en prenant en charge la formation des salariés, notamment grâce à des passerelles » (voir encadré plus bas). Pour ce qui est de l'alternance, l'OPCO a noté un gros essor de l'apprentissage en 2020 (+35 % de futurs routiers de moins de 30 ans formés par ce biais), grâce à la prise en charge à 100 % des contrats de 6 mois, auparavant limitée aux contrats d'un an. Par ricochet, il y eu moins de contrats de professionnalisation (-15 à 20 %). « Une troisième voie d'entrée dans la profession prend de l'ampleur, souligne Patrice Omnes : la formation des chômeurs via une ??préparation opérationnelle à l'emploi'' en collaboration avec Pole Emploi ». Avec 2 800 nouveaux Titres pro dans le TRM chaque année, cette formation de trois mois marche bien, semble-t-il. Ces reconversions sont financées par l'OPCO. « Les entreprises qui ont besoin de conducteurs se positionnent dès le début pour connaître les candidats et leur proposer éventuellement une pré-embauche ». l Le TRM bénéficie de formations « passerelles » La formation spécifique dite « passerelle », d'une durée de 35 heures, permet aux conducteurs de passer du secteur du transport de voyageurs à celui de transport de marchandises (et vice-versa). En 2019, 35 000 nouveaux conducteurs en TRM ont ainsi été formés. En 2020, le transport routier de voyageurs a été confronté à un arrêt brutal de ses activités de « tourisme de groupe », si bien que certains conducteurs ont choisi d'aller en TRM. Comment le peuvent-ils ? Via une formation « passerelle » de 35 heures donnant ensuite une « Attestation de formation Fimo marchandises », à condition d'avoir réussi l'évaluation permettant la délivrance d'une carte de qualification conducteur. En cours théoriques et pratiques, le candidat appelé à devenir chauffeur routier va revoir des dispositifs qu'il connaît parfois déjà : écoconduite, règles de sécurité, révision de ses connaissances... Mentionnons notamment « l'application et le respect des réglementations du transport et des règles relatives à la santé, la sécurité routière, l'environnement économique et l'organisation du marché du secteur du transport ». Pré-requis : être détenteur des permis de conduire des catégories C ou CE et D ou DE en cours de validité ou de permis reconnus en équivalence conformément aux articles R. 222-1, R. 222-2 et R. 222-3 du code de la route et d'un titre ou diplôme de conducteur routier du transport de voyageurs (titre professionnel du ministère chargé de l'Emploi ou CAP, BEP, bac pro du ministère de l'Education Nationale) ou être titulaire d'une attestation de formation initiale minimale obligatoire du transport routier de voyageurs ou à titre transitoire d'une attestation valant Fimo voyageurs.