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Texte & photos : Marie Fréor N°1006 - Février 2022 Profession La future FCO Quel programme ? En août 2022, les centres de formation pourront faire le choix de proposer des FCO fractionnées en cinq fois une journée (donc un jour par an au lieu de 5 jours tous les cinq ans). Mais aussi et surtout, son contenu va évoluer puisqu'elle sera organisée sous forme de modules. Un arrêté est en préparation. Afin qu'elle devienne une vraie formation continue, il a été décidé que le contenu de la FCO allait évoluer sous forme de modules : il restera un tronc commun, mais les organismes de formation auront un choix de contenus personnalisés à transmettre aux conducteurs routiers. Cela permettra notamment aux entreprises qui ont leurs propres formateurs en interne d'y intégrer des éléments qui passent d'ordinaire à l'as et leur paraissent importants. L'objectif est donc de rendre la FCO plus flexible et individualisée, avec des modules obligatoires et d'autres à choisir dans une liste qui devrait bientôt être publiée dans un arrêté. Celui-ci devrait s'inspirer des suggestions collectées auprès de quelques formateurs. Reste à savoir si les conducteurs ont aussi été sollicités, comme nous l'avons fait (voir sondage p.30). Car cette formation doit avant tout représenter une vraie valeur ajoutée pour eux. Sinon, à quoi bon ce chamboulement ? D'une façon globale, il ressort de notre enquête que le fractionnement est mal accepté. D'une part par les conducteurs, qui doutent beaucoup de l'intérêt réel de cette formation et attribuent volontiers la réforme à des « fonctionnaires » qui ne connaissent rien au terrain. D'autre part par les formateurs eux-mêmes, qui auront du mal à s'y retrouver entre les stagiaires qui ont déjà suivi tel ou tel module et les autres. Eclairage sur le chrono intelligent Il n'empêche, les conducteurs conviennent qu'ils ont besoin d'être tenus au courant des nouvelles lois liées à la RSE, au tachygraphe et au code de la route. Pour ces points qui resteront bien entendu à l'ordre du jour de la « nouvelle » FCO, on s'attend bien entendu à des apports sur le chrono intelligent qui va peu à peu devenir obligatoire sur tous les véhicules roulant à l'international, même les plus anciens. Il apparait également essentiel de préparer les conducteurs aux conséquences du Paquet mobilité. Au vu des questions posées sur les groupes facebook de routiers, il est claire qu'il est toujours bon d'insister sur certains points précis : règles méconnues du Code de la route, rappel des limites de vitesse selon le type de route, rappel des distances de sécurité, règles de dépassement entre deux camions... Ce serait aussi l'occasion de rappeler des notions essentielles à la sécurité telles que le risque de téléphoner au volant, même avec un kit mains libres. Car bien qu'il ne soit pas interdit, la responsabilité du conducteur est engagée en cas d'accident . Premiers secours Pour ce qui est des modules qui s'ajouteront à ce tronc commun, les suggestions sont assez unanimes : une séance de premiers secours, un cours de remplissage de constat à l'amiable pour ne pas se faire avoir en remplissant les mauvaises cases, ou encore davantage d'arrimage et une meilleure connaissance des manipulations à faire lorsqu'on fait de l'étranger (papiers, spécificités sur le chrono...). Même un module pour apprendre à remplir la lettre de voiture ne serait pas superflu, avec des exercices pratiques permettant de revoir les notions de colis et d'état apparent, ou comment on doit rédiger une réserve. De l'écoconduite mieux conçue Quant à la fameuse écoconduite, qui fait partie des modules obligatoires, elle est loin d'avoir l'approbation des conducteurs, si on en croit leurs réactions à l'occasion de notre sondage. Cela a-t-il vraiment un sens de faire passer à tour de rôle les stagiaires au volant pendant à peine une heure, dans des véhicules souvent vétustes ou sans outil adéquat permettant d'analyser leurs paramètres respectifs ? l Ce qui change au 1er février À partir du 1er février, ce ne sera plus le centre de formation qui remettra les certificats. Le conducteur ou son employeur devra donc faire le nécessaire. Cela promet des situations litigieuses si entretemps le conducteur démissionne et que c'est l'employeur qui a fait la demande...