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Actualités de la route et des transports


5 janvier 2024 - (61080)

FÉDÉRATIONS, POLITIQUE

Survie du transport français : quelles sont les actions prévues lundi ?

Le mouvement de colère des petits patrons transporteurs, qui cherchent à rallier l'adhésion des routiers salariés, prend de l'ampleur. Après une première journée d'information le samedi 9 décembre (distribution de flyers, pose d'autocollants, filtrage à un péage sur l'A7 et à Senlis), le collectif « Patrons et salariés unis : pour la survie du transport français » s'est structuré.

Sous l'entête « Groupement des routiers français », un chargé de communication a été retenu, plusieurs bâches de semi-remorques diffusent désormais le mot d'ordre « choisissez un transport français, c'est essentiel pour notre survie ». Après une intense campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux, ces petits patrons (dont Sylvain Brès du Vaucluse et les Trs Filhol de l'Ardèche) tentent d'unir leurs actions avec celles des agriculteurs (suppression du GNR détaxé), des taxis et des VTC en colère.

De telles actions ont aussi lieu dans d'autres pays en Europe, comme en Allemagne, où une 5e journée de négociations salariales avec le patronat n'a pas suffi à trouver une issue. Là-bas aussi, des appels aux blocages sont lancés dès lundi prochain.

En France, une deuxième journée de mobilisation est prévue ce même lundi 8 janvier, dans trois villes (Lyon dès 8h30, Paris et Toulouse), même si les organisateurs gardent l'espoir que le mouvement se répande. Le Groupement des routiers français aurait reçu l'assurance de compter sur une quarantaine de camions par lieu de rassemblement.

Sur les réseaux sociaux, des salariés semblent disposés à participer à des opérations escargot, puisque les blocages comme en 1992 et 1997 sont désormais trop risqués. Ce sont plutôt des opérations de filtrage des étrangers qui sont envisagées en France, sans trop gêner les Français. A force d'entendre que des entreprises de transport sont liquidées, comme BLGT, Jammet, O.T., Gevaux et Dethan, les conducteurs sont conscients que la profession entre dans une période de crise.

Parmi les revendications, le collectif Groupement des routiers français demande une augmentation des contrôles (plus régulièrement) pour faire respecter les limites du cabotage, la construction de nouveaux parkings gratuits pour éviter les drames sur les Bau et un prix plancher des tarifs de transports. Mais aussi des mesures d'urgence pour sauver les PME au bord du gouffre, l'augmentation du taux horaire et plus de contrôles par l'inspection du travail et des sanitaires et douches sur les plateformes logistiques (gratuits pour les routiers). - AL

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