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Actualités de la route et des transports


9 février 2024 - (61284)

NOMINATIONS

Et le nouveau ministre des Transports est.... Patrice Vergriete, ex-ministre du Logement

Le remaniement ministériel ayant enfin été achevé hier soir, après un mois d'attente, on a appris que c'est Patrice Vergriete qui a été nommé ministre délégué aux Transports. Il occupait auparavant le poste de ministre délégué au Logement, mais cette expérience n'a duré que six mois. Après avoir maire de Dunkerque, il est par ailleurs président de la communauté urbaine de Dunkerque et président du Pôle métropolitain Côte d'Opale.

L'occasion pour la CFTC Transports qui, comme les autres syndicats de salariés, manquait cruellement d'interlocuteur, malgré l'urgence de certains dossiers. Parmi les sujets majeurs qu'elle aimerait évoquer rapidement en sa présence : les règles de chargement-déchargement, les conditions d'accueil des professionnels du transport routier, et la question des salaires et du pouvoir d'achat des salariés du secteur.

Du côté des fédérations patronales, l'Union TLF rappelle « l'importance cruciale du transport de marchandises et de la logistique pour le quotidien des Français, pour l'aménagement économique et la vitalité de nos territoires ».

Employant plus de deux millions de personnes, notre filière est clé pour relever les défis du plein-emploi et de la réindustrialisation, affirme TLF, qui souligne que dans un contexte économique difficile, « nos entreprises font face à une très forte concurrence européenne et à un mur d'investissements liés à leur transition énergétique ».

De son côté, l'OTRE, qui parle au nom du secteur du transport routier, « tient à saluer la mise en place d'un nouveau ministère délégué qui aura à incarner une position forte face à l'urgence que suppose le contexte économique, social et politique actuel, particulièrement instable. L'année 2024 qui s'ouvre laisse subsister de nombreuses interrogations au sein de la filière, dont l'activité peine à reprendre alors même que l'envolée des coûts observée en 2023 se poursuit, tant pour le transport de marchandises que de voyageurs ».

Comme TLF, l'OTRE évoque le poids des investissements induits par la transition énergétique, ainsi que le maintien de la compétitivité du transport routier français, mise à mal par l'accumulation de déséquilibres commerciaux et la concurrence des pavillons étrangers. « Cette situation grève l'activité de nos professionnels, dont les marges bénéficiaires s'amenuisent face à la réticence de certains donneurs d'ordre quant à toute revalorisation du prix des transports », précise l'OTRE. - MF

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