logo

 

Laissez-nous votre email
pour recevoir notre newsletter :


Fermer

logo
     Se connecter
     Se connecter

Actualités
de la route et des transports
Recevoir notre Newsletter
Articles en accès libre
1. Choisissez un n°
2. Puis un article
Actualités de la route et des transports


8 janvier 2026 - (64326)

FAIT DIVERS, SOCIÉTÉ

Protoxyde d'azote au volant : une expérimentation sur simulateur prouve ses effets pervers

En plus des conditions météo ou de trafic, un conducteur routier peut aujourd'hui redouter l'incapacité d'autres usagers de la route à maîtriser leur trajectoire ou leurs réactions en cas de freinage d'urgence. Aux substances qu'on connaît déjà (alcool et drogues) s'ajoute désormais le protoxyde d'azote, très répandu, surtout chez les jeunes automobilistes. Avec à la clé un nombre d'accidents qui se multiplie, et dont les poids lourds peuvent être victimes.

« Je suis incapable de prendre la donnée vitesse et route. Je ne peux me concentrer que sur le maintien de ma trajectoire, et encore ! Le motard, là, je ne l'ai même pas vu, alors que je connais l'exercice. Tout est confus, je me sens vaseux, j'ai juste pris conscience que j'allais trop vite, j'ai regardé mon compteur et je n'ai plus rien vu autour ». Pour montrer concrètement les effets immédiats de ce gaz sur les capacités de conduite, deux responsables de l'association 40 millions d'automobilistes se sont soumis à des tests sur un simulateur (Develter en l'occurrence), sans avoir rien ingéré, puis avec une dose pourtant minimale de protoxyde d'azote, diluée avec de l'oxygène... C'est édifiant !

La conclusion s'impose : le protoxyde d'azote est incompatible avec la sécurité routière. L'étude menée met en évidence une dégradation brutale des capacités de conduite dès les premières minutes suivant l'inhalation : une perte de contrôle du véhicule avec une explosion du nombre d'obstacles percutés, un allongement significatif des temps de réaction, parfois doublés ou triplés et une incapacité à éviter les situations d'urgence, entraînant des accidents systématiques sous influence.

Or, selon les données relayées par les enquêtes récentes, plus de 450 incidents graves liés à ce gaz ont été recensés cette année, soit une multiplication par quarante en six ans. 40 millions d'automobilistes appelle en conséquence les pouvoirs publics à assimiler clairement la conduite sous protoxyde d'azote à la conduite sous l'emprise de stupéfiants, à renforcer les contrôles routiers et les sanctions pénales associées et à déployer des campagnes nationales de prévention. - MF

Partager


Agrandir



 
Articles en accès libre
1. Sélectionnez un numéro
2. Choisissez un article en accès libre