Aux Pays-Bas, un chauffeur originaire du Tadjikistan, employé par une boîte lituanienne, a décidé de dire stop. Il est en grève sur l'A1 depuis deux semaines, avec son ensemble (un Renault Gamme T High Sleeper) qui ne bouge plus d'un parking de l'autoroute A1, près de Deurningen. Cette autoroute relie Amsterdam à la frontière allemande, tout à l'Est des Pays-Bas.
Parti en juillet 2025, (il y a donc plus de sept mois!), il n'a été payé correctement que pendant deux mois, explique un internaute qui lance l'alerte. Depuis, ses salaires sont tronqués, ses virements n'arrivent jamais... Il lui manque entre 60 Euros et 100 euros par jour de boulot ! Épaulé par le syndicat néerlandais FNV, il refuse de bouger tant qu'il n'a pas son dû.
Concernant le respect du Paquet Mobilité, un patron a certes l'obligation légale de proposer à son conducteur un retour à la base ou à son domicile toutes les quatre semaines. Mais le conducteur peut refuser ce retour. Bref, la loi n'interdit pas explicitement de rester six mois ou un an dans une cabine, à condition que l'entreprise puisse prouver par écrit qu'elle a bien offert au conducteur la possibilité de rentrer et qu'il a décliné. Dans le cas du conducteur tadjik, il ne s'agit nullement d'un choix de sa part. Il ne reste sur le parking que pour dénoncer sa situation financière précaire.
Que risque le patron ? La justice lituanienne enquête déjà sur ce système d'exploitation des chauffeurs venus de pays hors UE qui devient un vrai modèle économique pour certains transporteurs peu scrupuleux. Aux Pays-Bas, la justice ne rigole pas non plus : selon certains précédents récents, un juge pourrait aller jusqu'à saisir le camion pour le donner au chauffeur en guise de compensation pour les salaires non payés. - MF
Aux Pays-Bas, un chauffeur originaire du Tadjikistan, employé par une boîte lituanienne, a décidé de dire stop. Il est en grève sur l'A1 depuis deux semaines, avec son ensemble (un Renault Gamme T High Sleeper) qui ne bouge plus d'un parking de l'autoroute A1, près de Deurningen. Cette autoroute relie Amsterdam à la frontière allemande, tout à l'Est des Pays-Bas.
Parti en juillet 2025, (il y a donc plus de sept mois!), il n'a été payé correctement que pendant deux mois, explique un internaute qui lance l'alerte. Depuis, ses salaires sont tronqués, ses virements n'arrivent jamais... Il lui manque entre 60 Euros et 100 euros par jour de boulot ! Épaulé par le syndicat néerlandais FNV, il refuse de bouger tant qu'il n'a pas son dû.
Concernant le respect du Paquet Mobilité, un patron a certes l'obligation légale de proposer à son conducteur un retour à la base ou à son domicile toutes les quatre semaines. Mais le conducteur peut refuser ce retour. Bref, la loi n'interdit pas explicitement de rester six mois ou un an dans une cabine, à condition que l'entreprise puisse prouver par écrit qu'elle a bien offert au conducteur la possibilité de rentrer et qu'il a décliné. Dans le cas du conducteur tadjik, il ne s'agit nullement d'un choix de sa part. Il ne reste sur le parking que pour dénoncer sa situation financière précaire.
Que risque le patron ? La justice lituanienne enquête déjà sur ce système d'exploitation des chauffeurs venus de pays hors UE qui devient un vrai modèle économique pour certains transporteurs peu scrupuleux. Aux Pays-Bas, la justice ne rigole pas non plus : selon certains précédents récents, un juge pourrait aller jusqu'à saisir le camion pour le donner au chauffeur en guise de compensation pour les salaires non payés. - MF