Mercredi dernier, devant le tribunal de Besançon, les conseils de Goodyear ont demandé le retrait de documents spécifiques dans l'affaire mise à jour par l'enquête menée par Sophie Rollet. Cette veuve d'un routier victime de l'éclatement d'un pneu de la marque en juillet 2014 a collecté des milliers de données qui incrimineraient le manufacturier quant à la qualité de ces pneus poids lourds potentiellement à l'origine d'une série d'accidents de camion en Europe.
L'ensemble de ces éléments remis à la justice a conduit les autorités à perquisitionner 3 sites européens de Goodyear en mai 2024. Cela a donné lieu à des mises en examen de deux entités du groupe en 2025. Maître Philippe Courtois, avocat de Sophie Rollet, a expliqué mercredi 25 février sur France 3 Franche Comté que Goodyear cherche à obtenir le retrait des pièces saisies dans leurs locaux pour éviter que des échanges cruciaux avec leurs avocats puissent laisser penser qu'ils auraient été au courant d'un problème bien avant l'accident qui a tué Jean-Paul Rollet et Pascal Rochard (le conducteur dont le pneu a éclaté et qui a traversé le terre-plein central pour venir percuter le camion de Jean-Paul). Selon lui, Goodyear tente ainsi de retarder la procédure. Et un possible procès.
Sophie Rollet, quant à elle, n'a qu'un objectif : tenter de limiter le nombre d'accidents en lien avec cette affaire. Or, selon ses dernières recherches transmises au parquet de Besançon, l'opération baptisée Tango n'aurait pu récupérer que 25 000 pneus Goodyear Marathon sur les 75 000 mis en circulation. Il en resterait donc 50 000 unités en circulation, notamment chez des transporteurs des pays de l'Est. Des pneus qui pourraient encore éclater et mettre en danger l'ensemble des usagers et intervenants routiers. - MF
Mercredi dernier, devant le tribunal de Besançon, les conseils de Goodyear ont demandé le retrait de documents spécifiques dans l'affaire mise à jour par l'enquête menée par Sophie Rollet. Cette veuve d'un routier victime de l'éclatement d'un pneu de la marque en juillet 2014 a collecté des milliers de données qui incrimineraient le manufacturier quant à la qualité de ces pneus poids lourds potentiellement à l'origine d'une série d'accidents de camion en Europe.
L'ensemble de ces éléments remis à la justice a conduit les autorités à perquisitionner 3 sites européens de Goodyear en mai 2024. Cela a donné lieu à des mises en examen de deux entités du groupe en 2025. Maître Philippe Courtois, avocat de Sophie Rollet, a expliqué mercredi 25 février sur France 3 Franche Comté que Goodyear cherche à obtenir le retrait des pièces saisies dans leurs locaux pour éviter que des échanges cruciaux avec leurs avocats puissent laisser penser qu'ils auraient été au courant d'un problème bien avant l'accident qui a tué Jean-Paul Rollet et Pascal Rochard (le conducteur dont le pneu a éclaté et qui a traversé le terre-plein central pour venir percuter le camion de Jean-Paul). Selon lui, Goodyear tente ainsi de retarder la procédure. Et un possible procès.
Sophie Rollet, quant à elle, n'a qu'un objectif : tenter de limiter le nombre d'accidents en lien avec cette affaire. Or, selon ses dernières recherches transmises au parquet de Besançon, l'opération baptisée Tango n'aurait pu récupérer que 25 000 pneus Goodyear Marathon sur les 75 000 mis en circulation. Il en resterait donc 50 000 unités en circulation, notamment chez des transporteurs des pays de l'Est. Des pneus qui pourraient encore éclater et mettre en danger l'ensemble des usagers et intervenants routiers. - MF