Face à la pénurie persistante de conducteurs, certains transporteurs européens élargissent leur recherche bien au-delà du continent. Le lituanien Girteka a ainsi lancé le recrutement de 200 chauffeurs routiers au Brésil, annonce le site d'information trans.info. Les premiers profils sélectionnés sont en formation au sein de la Girteka Drivers Academy, qui les prépare aux exigences du transport routier en Europe, notamment en termes de temps de travail et de certifications professionnelles.
L'entreprise assure que ces candidats disposent déjà d'une solide expérience en longue distance. « Ces nouvelles recrues montrent une forte envie d'apprendre et un véritable engagement à s'adapter à la réglementation routière européenne, y compris l'obtention du Code », souligne-t-elle.
Chez Girteka comme chez les autres gros transporteurs de l'Est, le parcours démarre à distance, raconte trans.info : contrôle des documents et entretiens sont réalisés avant le départ vers l'Europe. En Lituanie, en Pologne, en Autriche, en Lettonie, en Italie et en Espagne, les plus petites entreprises de transport, qui ne disposent pas de dispositifs de recrutement, font appel à des recruteurs, qui ont créé un nouveau concept : les enchères de chauffeurs !
Dans ce cadre, les entreprises communiquent leurs besoins jusqu'à 12 mois à l'avance, puis les recruteurs lancent la sélection. Les candidats passent par plusieurs étapes de vérification, de formation et de préparation aux conditions européennes avant de partir. Il leur est aussi souvent demandé de disposer d'une somme de départ pour les premiers frais à l'arrivée, autour de 800 euros.
La préparation des candidats ne se limite généralement pas à la réglementation transport : elle peut aussi inclure l'apprentissage d'une langue et un accompagnement pour organiser la vie quotidienne et le travail en Europe.
À mesure que ces recrutements hors Union européenne montent en puissance, les interrogations se multiplient sur les conditions de travail et sur le niveau de dépendance que peuvent subir les salariés vis-à-vis de leur employeur.
Dans plusieurs pays, les titres de séjour et les autorisations de travail sont liés à une entreprise donnée : concrètement, perdre son emploi peut donc entraîner des difficultés pour rester légalement sur le territoire. Sans parler des conflits autour des salaires dans des entreprises employant des chauffeurs venus de pays hors Europe. - MF
Face à la pénurie persistante de conducteurs, certains transporteurs européens élargissent leur recherche bien au-delà du continent. Le lituanien Girteka a ainsi lancé le recrutement de 200 chauffeurs routiers au Brésil, annonce le site d'information trans.info. Les premiers profils sélectionnés sont en formation au sein de la Girteka Drivers Academy, qui les prépare aux exigences du transport routier en Europe, notamment en termes de temps de travail et de certifications professionnelles.
L'entreprise assure que ces candidats disposent déjà d'une solide expérience en longue distance. « Ces nouvelles recrues montrent une forte envie d'apprendre et un véritable engagement à s'adapter à la réglementation routière européenne, y compris l'obtention du Code », souligne-t-elle.
Chez Girteka comme chez les autres gros transporteurs de l'Est, le parcours démarre à distance, raconte trans.info : contrôle des documents et entretiens sont réalisés avant le départ vers l'Europe. En Lituanie, en Pologne, en Autriche, en Lettonie, en Italie et en Espagne, les plus petites entreprises de transport, qui ne disposent pas de dispositifs de recrutement, font appel à des recruteurs, qui ont créé un nouveau concept : les enchères de chauffeurs !
Dans ce cadre, les entreprises communiquent leurs besoins jusqu'à 12 mois à l'avance, puis les recruteurs lancent la sélection. Les candidats passent par plusieurs étapes de vérification, de formation et de préparation aux conditions européennes avant de partir. Il leur est aussi souvent demandé de disposer d'une somme de départ pour les premiers frais à l'arrivée, autour de 800 euros.
La préparation des candidats ne se limite généralement pas à la réglementation transport : elle peut aussi inclure l'apprentissage d'une langue et un accompagnement pour organiser la vie quotidienne et le travail en Europe.
À mesure que ces recrutements hors Union européenne montent en puissance, les interrogations se multiplient sur les conditions de travail et sur le niveau de dépendance que peuvent subir les salariés vis-à-vis de leur employeur.
Dans plusieurs pays, les titres de séjour et les autorisations de travail sont liés à une entreprise donnée : concrètement, perdre son emploi peut donc entraîner des difficultés pour rester légalement sur le territoire. Sans parler des conflits autour des salaires dans des entreprises employant des chauffeurs venus de pays hors Europe. - MF