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Indices CNR gazole professionnels pour la première quinzaine d'avril
Le prix du gazole ayant poursuivi sa hausse, le CNR publie ce jour les indices gazole bimensuels de la première quinzaine d'avril 2026. Par rapport à février 2026 (moyenne mensuelle), veille de l'actuel conflit au Moyen-Orient, les indices gazole pro...
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Le prix du gazole ayant poursuivi sa hausse, le CNR publie ce jour les indices gazole bimensuels de la première quinzaine d'avril 2026. Par rapport à février 2026 (moyenne mensuelle), veille de l'actuel conflit au Moyen-Orient, les indices gazole professionnels de la première quinzaine d'avril 2026 enregistrent une augmentation majeure :
• +42,7 % pour les véhicules de transport routier de marchandises d'un PTAC ≥ 7,5 tonnes
• +37,9 % pour les véhicules d'un PTAC < 7,5 tonnes
L'incidence de ces hausses sur le coût de revient total d'un véhicule opérant dans les activités étudiées par le CNR est de :
• +8,9 % en Longue distance ensemble articulé
• +8,2 % en Régional ensemble articulé
• +7 % en Régional porteur
Ces indices bimensuels sont calculés avec la même méthodologie que les indices mensuels. Les indices mensuels demeurent les indices de référence. Pour rappel, le CNR met à disposition sur www.cnr.fr toutes les définitions utiles sur la composition de ses indices, ainsi qu'une note pédagogique illustrant notamment le calcul d'un pied de facture gazole avec un exemple simple.
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Rendez-vous du TRM hier : les patrons sont arrivés avec zéro mandat pour revaloriser les salaires
La CFTC Transports dénonce la posture des organisations patronales lors du rendez-vous de ce jeudi matin en CPPNI (Commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation) du TRM. Alors qu'elles avaient auparavant (lors des dernières réuni...
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La CFTC Transports dénonce la posture des organisations patronales lors du rendez-vous de ce jeudi matin en CPPNI (Commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation) du TRM. Alors qu'elles avaient auparavant (lors des dernières réunions) proposé un mandat unitaire de revalorisation de seulement 1% pour les salariés du transport de marchandises, elles sont cette fois arrivées sans aucun mandat !
« Nous rappelons qu'aucune augmentation n'a eu lieu depuis 2023, s'indigne Guillaume Cadart, le président de la CFTC Transports. Les hommes et les femmes du secteur sont plus que jamais méprisés et leur pouvoir d'achat continue de baisser, dans un contexte d'augmentation générale du coût de la vie. Car les augmentations du prix des carburants ces dernières semaines, qui mettent en difficulté les entreprises, impactent aussi la vie quotidienne des salariés. Certains ne peuvent même plus aller faire le plein pour aller travailler ! ».
La CFTC Transports rappelle aussi que les millions d'aides accordés aux entreprises en allègements de cotisations sociales (RGDU) ne bénéficient pas aux salariés, mais aux actionnaires, et vident les caisses de santé et de retraite de la France. « 2000 bateaux attendent d'accéder au Détroit d'Ormuz : il faudra prendre en charge leurs cargaisons pour les livrer en France, mais avec quels conducteurs, dans ce contexte ? », se demande Guillaume Cadart. - MF
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Les taxes sur le carburant ont rapporté 270 millions d'euros de surplus fiscal en un mois... mais restent très inférieures au coût de la crise
Les 500 euros accordés par l'Etat à chaque camion en exploitation (une seule fois par camion) s'ajoutent aux 50 millions distribués aux transporteurs TRM et TRV en difficulté (selon quels critères?) qui seront reconduits chaque mois tant que le pétro...
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Les 500 euros accordés par l'Etat à chaque camion en exploitation (une seule fois par camion) s'ajoutent aux 50 millions distribués aux transporteurs TRM et TRV en difficulté (selon quels critères?) qui seront reconduits chaque mois tant que le pétrole sera en forte hausse.
Les premiers versements auront lieu « dès la fin de la semaine prochaine dans certaines conditions » notamment pour les très petites entreprises (TPE), si on en croit le ministre des Transports, Philippe Tabarot, cité ce vendredi matin sur TF1.
De son côté, le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé sur Franceinfo que le surplus de recettes fiscales tiré de la hausse des prix des carburants en France en un mois a atteint 270 millions d'euros en mars. En ce qui concerne la TVA sur les carburants, le supplément de recettes, quand on compare le mois de mars 2026 au mois de mars 2025, s'élèverait selon lui à 120 millions d'euros.
« On aura un surcroît très temporaire d'accise sur les carburants, très concentrés sur le début du mois de mars (où les volumes de carburants vendus ont augmenté), qui s'élève à peu près à 150 millions d'euros », a-t-il détaillé. Le ministre apporte cependant une nuance : « Ces recettes supplémentaires sont toutefois très inférieures au coût de la crise pour les finances publiques, et se comptent en millions, là où le coût de la crise se compte en milliards d'euros ! ». - MF
C'était le 26 mars... Depuis, les prix ont bien sûr encore bien grimpé !
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C'était le 26 mars... Depuis, les prix ont bien sûr encore bien grimpé !
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les pétroliers captent les aides promises aux transporteurs !
En augmentant le prix à la cuve de 0,14 euro HT en trois jours, le principal fournisseur des transporteurs leur ont fait perdre le bénéfice des aides qui leur ont été promises. Alors qu'ils achetaient leur gazole à 1,88 euro mardi, il est aujourd'hui...
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En augmentant le prix à la cuve de 0,14 euro HT en trois jours, le principal fournisseur des transporteurs leur ont fait perdre le bénéfice des aides qui leur ont été promises. Alors qu'ils achetaient leur gazole à 1,88 euro mardi, il est aujourd'hui à 2,021 ! Cela souligne le véritable irrespect des pétrolier vis-à-vis de leurs clients transporteurs.
Pour mémoire, le litre à la cuve était à 1,35 euro le 27/2 et à 1,55 le lundi suivant. Il a donc pris 0,67 euro en un mois, soit une augmentation de 50%, à raison de 2% environ d'augmentation par jour ouvré. Autant dire que les 500 euros alloués par camion vont très vite être engloutis, ou le sont déjà. - MF et AL
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La mobilisation des transporteurs reste très faible
Contrairement à beaucoup d'images de dizaines de camions alignés générées par l'IA qui ont circulé ce week-end, agrémentées de drapeaux français et de banderoles « le carburant trop cher », il apparaît que les transporteurs ont eu du mal à offrir aux...
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Contrairement à beaucoup d'images de dizaines de camions alignés générées par l'IA qui ont circulé ce week-end, agrémentées de drapeaux français et de banderoles « le carburant trop cher », il apparaît que les transporteurs ont eu du mal à offrir aux caméras plus d'une dizaine de camions rassemblés sur l'A7, à Chasses-sur-Rhône.
Ce lundi matin porte de Vincennes, même constat dans la région parisienne : pendant deux heures, des autocaristes ont réussi à aligner 7 autocars. À leur côté, un seul camion, celui d'un transporteur de chevaux, Kévin Morize. Résultat, il a eu les honneurs de BFM TV, avec un journaliste assis près de lui dans sa cabine.
Ces constats sont plutôt logiques tant il est difficile de mobiliser des salariés qui n'ont pas été augmentés depuis deux ans et de dépenser du carburant pour faire le déplacement vers les mobilisations aux points de rencontre.
Tous ceux qui ne comprennent pas grand chose à l'économie ont suggéré de laisser les camions français sur parc pour faire bouger Emmanuel Macron. Ils oublient que 65 000 routiers lituaniens n'attendent que ça pour rafler le trafic qui reste pour l'instant aux Français.
Les économistes estiment que la TICPE et la TVA n'ont rapporté en mars que 70 à 80 millions d'euros, et que c'est pourquoi l'Etat n'a pu accorder davantage sans endetter encore davantage l'économie française. - AL et MF
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Indices CNR gazole professionnels : +28,3 % de hausse en un mois pour les camions
En cette 4e semaine de mars 2026, la tendance demeure haussière pour le prix du gazole à la cuve, à +4,2% par rapport à la semaine précédente. Par rapport à février 2026, les indices mensuels CNR tout juste publiés traduisent une évolution du coût du...
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En cette 4e semaine de mars 2026, la tendance demeure haussière pour le prix du gazole à la cuve, à +4,2% par rapport à la semaine précédente. Par rapport à février 2026, les indices mensuels CNR tout juste publiés traduisent une évolution du coût du gazole professionnel en très forte hausse sur un mois complet :
• +28,3% pour les véhicules de transport routier de marchandises d'un PTAC ≥ 7,5 t
• +25,1% pour les véhicules d'un PTAC < 7,5 t
• +32,7% pour les véhicules de transport routier de voyageurs d'un PTAC ≥ 7,5 t
L'incidence en un mois de ces hausses sur le coût de revient total d'un véhicule opérant dans les activités étudiées par le CNR est de :
• +5,9% en Longue distance ensemble articulé
• +5,4% en Régional ensemble articulé
• +4,6% en Régional porteur
• +3,2% en Transport scolaire par autocar standard
Conformément à la demande des organisations patronales, le CNR publie les indices gazole professionnels bimensuels. Ici, ceux de la 2e quinzaine de mars.
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Conformément à la demande des organisations patronales, le CNR publie les indices gazole professionnels bimensuels. Ici, ceux de la 2e quinzaine de mars.
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La hausse du gazole coûte 650 000 euros en un mois aux Transports Rave
Pour avoir une idée de l'impact de la flambée du prix du gazole sur les entreprises de TRM, notre confrère Le Journal de Saône et Loire a recueilli le témoignage des Transports Rave, basés à Gueugnon (71). C'est un cas d'école intéressant puisque cet...
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Pour avoir une idée de l'impact de la flambée du prix du gazole sur les entreprises de TRM, notre confrère Le Journal de Saône et Loire a recueilli le témoignage des Transports Rave, basés à Gueugnon (71). C'est un cas d'école intéressant puisque cette société exploite plus de 1 000 véhicules répartis sur une trentaine de sites d'exploitation dans toute la France.
Rave a vu sa facture de carburant exploser de 650 000 euros en mars, par rapport à février. Soit un surcoût de plus de 1 000 euros par camion en moyenne sur un mois, étant donné que plus de 50% de camions Rave sont à énergie alternative : biogaz, B100 et électrique.
Le président du groupe de surveillance du groupe, Frédéric Charbon, tempère : « Contrairement à d'autres, nous avons la chance d'avoir une profession structurée. Vu l'ampleur du phénomène, nous sommes en discussion avec nos clients pour appliquer le correctif carburant (c'est-à-dire le prix négocié en fonction de l'indice de référence) non pas à M-1, ce qui correspond au correctif de février, mais à celui en vigueur au mois en cours ». Une mesure technique qui est loin d'être anecdotique au vu des sommes en jeu. - MF
Frédéric Charbon, le président du groupe de surveillance du groupe (©Rave)
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Incidence de la hausse du prix du gazole sur le coût de revient d'un véhicule
La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février 2026 et a immédiatement provoqué une flambée des prix du pétrole et des carburants. Dans ce contexte inflationniste, le CNR a exceptionnellement resserré son dispositif d'observation des prix du gazole...
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La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février 2026 et a immédiatement provoqué une flambée des prix du pétrole et des carburants. Dans ce contexte inflationniste, le CNR a exceptionnellement resserré son dispositif d'observation des prix du gazole en France avec un relevé de prix du 2 au 5 mars (la base étant le prix du gazole pour une livraison en cuve, hors TVA, remboursement partiel de droit d'accise déduit pour les véhicules d'un PTAC ≥ 7,5 t).
Sur la première semaine du mois de mars 2026 (achats du 2 au 5 mars 2026 vs achats du 20 au 25 février 2026), le CNR observe une augmentation importante du coût du gazole professionnel supporté par les entreprises de transport routier :
• +18 % pour les véhicules d'un PTAC < 7,5 t
• +20,3 % pour les véhicules de transport routier de marchandises d'un PTAC ≥ 7,5 t
Les indices CNR gazole professionnel du mois de mars 2026 intégreront ces évolutions. L'incidence de ces hausses sur le coût de revient total d'un véhicule opérant dans les activités étudiées par le CNR est de :
• Longue distance ensemble articulé : + 4,2 %
• Régional ensemble articulé : + 3,9 %
• Régional porteur : + 3,3 %
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Selon la Csiam, le marché français du VI est « résilient »
Le bilan annuel du marché des véhicules industriels pour l'année 2025 a été présenté par la Csiam (Chambre syndicale internationale de l'automobile et du motocycle), qui compte 11 adhérents parmi les constructeurs de camions et de cars. En France, 42...
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Le bilan annuel du marché des véhicules industriels pour l'année 2025 a été présenté par la Csiam (Chambre syndicale internationale de l'automobile et du motocycle), qui compte 11 adhérents parmi les constructeurs de camions et de cars. En France, 42 600 unités de plus de 7,5 t ont été immatriculés en 2025, soit près de -10% par rapport à 2024. Les constructeurs anticipent une stabilisation en 2026.
Benoit Tanguy (PDG de Scania France), le président de la branche VI de la CSIAM, a souligné que 2026 sera une année clé pour la transition énergétique. En VI de plus de 7,5 t, les énergies alternatives représentent 10,2% des immatriculations. Le B100 domine, suivi par le gaz et l'électrique.
Malgré les dispositifs d'aides à l'investissement, la baisse du coût d'exploitation et la disponibilité de l'offre (45 modèles), le défi électrique est difficile à relever pour les PME, sachant que 74% des entreprises du TRM ont entre 1 et 4 camions (1% seulement des sociétés ont plus de 100 camions!). Elles n'ont, pour la plupart, pas les moyens d'investir dans l'électrique sans le soutien des chargeurs...
Malgré un environnement économique incertain, les constructeurs entrevoient une année 2026 plus stable. - MF
©Fréor
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©Fréor
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TRM : l'OVI s'attend à une légère progression du marché du VI en 2026
Le transport routier de marchandises est entré en 2024-2025 dans une phase de normalisation, souligne l'Observatoire du Véhicule Industriel (OVI), qui dresse le portrait du marché en ce début 2026. L'année 2025, marquée par un grand chamboulement pol...
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Le transport routier de marchandises est entré en 2024-2025 dans une phase de normalisation, souligne l'Observatoire du Véhicule Industriel (OVI), qui dresse le portrait du marché en ce début 2026. L'année 2025, marquée par un grand chamboulement politique et économique, lestée par l'instabilité et la baisse de confiance des ménages, a impacté négativement le transport, qui est fortement lié à la consommation.
Bien que le nombre de millions de tonnes/kilomètre transportées par des sociétés françaises n'ait baissé que de 0,1% en 2025, 50 % des transporteurs déplorent une demande insuffisante. En 2025, le transport routier de marchandises n'a certes pas décroché, mais il n'a pas non plus retrouvé une trajectoire de croissance franche.
Sachant qu'en Europe, tous les pays ont connu une baisse de leurs immatriculations de plus de 3,5 t (-9% en moyenne), sauf la Pologne, la France suit le mouvement, avec pour les tracteurs -10,3% de moins en 2025 qu'en 2024, pour les porteurs -9,5% et pour les remorques et semi-remorques -7,3%. La vie des flottes est donc prolongée, quitte à subir une hausse des coûts de maintenance. À titre d'exemple, le parc de porteurs diesel a près de 12 ans en moyenne... Autre conséquence de la baisse d'activité, la pénurie de conducteurs s'est allégée.
L'un des points positifs relevés par l'OVI est la baisse de la part des kilomètres parcourus à vide, ramenée autour de 17,5% en France, en net progrès par rapport aux années précédentes et inférieure à la moyenne européenne, estimée à 21%.
Côté énergies du parc VI, le diesel est largement dominant avec plus de 89 % des immatriculations. La part des camions à batteries a atteint 2,1 % sur l'ensemble de l'année, avec 931 immatriculations de plus de 5 t. Ce volume en croissance montre que le dispositif CEE (certificats d'économies d'énergie) commence à porter ses fruits. Il s'explique aussi par un coût total de détention en baisse sur certains usages. Selon l'OVI, entre 1 300 et 1 400 camions électriques pourraient être immatriculés cette année.
L'observatoire note cependant que le B100 (4% des immats) a perdu du terrain au profit de l'électrique et du gaz. Son suramortissement fiscal (comme celui du GNV) est toujours en discussion dans le plan des finances...
Pour 2026, l'OVI est positif tout en restant prudent, tablant sur une fourchette entre 44 000 et 46 350 VI de plus de 5 t immatriculés (contre 44 119 en 2025 et 48 486 en 2024). Soit un renversement de tendance, entre 0% et +5%. - MF
Lors de la présentation de l'analyse du marché du TRM et du VI par Arnaud Villeger, directeur de l'Observatoire du Véhicule Industriel (©Fréor)
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Défaillances d'entreprise françaises : le TRM s'en sort mieux que les autres secteurs
Alors que près de 70 000 entreprises françaises tous secteurs confondus ont connu une défaillance en 2025 (soit +3,1% par rapport à 2024), la dernière étude du cabinet Altarès souligne que le transport routier est l'activité qui résiste le mieux avec...
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Alors que près de 70 000 entreprises françaises tous secteurs confondus ont connu une défaillance en 2025 (soit +3,1% par rapport à 2024), la dernière étude du cabinet Altarès souligne que le transport routier est l'activité qui résiste le mieux avec 1 768 procédures en 2025, contre 1 959 en 2024, soit -9,7% de moins en un an.
Sur le dernier trimestre 2025, la progression dans le bon sens est plus marquée encore : -16,3% de défaillances au 4e trimestre 2025 par rapport à la même période 2024. Altarès cite le cas du fret de proximité (-15%) et de l'interurbain (-21%) et précise que le déménagement reste à l'inverse en difficulté (+32%). Par contre, la livraison de colis ou de repas à domicile a particulièrement souffert avec +255% de défaillances sur cette même période.
Dans le détail, on compte 16 procédures de sauvegarde (-38,5%), 531 redressements judiciaires (-6,5%) et 1 221 liquidations judiciaires (-10,5%). Si on considère le nombre de défaillances région par région, c'est en Ile-de-France qu'a eu lieu le plus grand nombre de procédures en 2025 : 662, soit une baisse de 7% par rapport à 2024. La Normandie et la Nouvelle-Aquitaine sont les seules régions à avoir connu une hausse des défaillances.
De façon globale (tous secteurs confondus), estime Altarès, plusieurs indicateurs laissent entrevoir un possible ralentissement de la dynamique des défaillances en 2026. - MF
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La conjoncture du TRM analysée par la FNTR : un redressement mesuré, des signaux contrastés
Après plusieurs trimestres de repli, l'activité dans le transport routier de marchandises montre des signes d'amélioration avec une progression modérée, observe la FNTR, qui a sondé ses adhérents sur leur activité au 4e trimestre 2026. Bien que le ni...
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Après plusieurs trimestres de repli, l'activité dans le transport routier de marchandises montre des signes d'amélioration avec une progression modérée, observe la FNTR, qui a sondé ses adhérents sur leur activité au 4e trimestre 2026. Bien que le niveau global demeure inférieur aux moyennes observées sur longue période, les indicateurs avancés et les anticipations des transporteurs confirment une poursuite de cette tendance au début de 2026. Malgré cela, le niveau d'activité reste durablement en dessous de son potentiel.
les entreprises du TRM continuent d'ajuster leurs effectifs : l'indicateur d'évolution des effectifs progresse, mais là aussi, les niveaux demeurent en dessous de leur moyenne historique. Par ailleurs, les difficultés de recrutement se réduisent sensiblement.
Quant aux investissements réalisés par les transporteurs, ils repartent faiblement à la hausse. Ils restent néanmoins concentrés sur le renouvellement des véhicules, les entreprises demeurant prudentes face aux incertitudes économiques. L'expansion des capacités reste très limitée.
Le moral des chefs d'entreprise reste nettement dégradé. Le baromètre FNTR révèle que 55% des dirigeants se déclarent insatisfaits de leur situation économique, un niveau comparable aux périodes les plus difficiles de la crise sanitaire. Le cumul de plusieurs facteurs (recul des volumes, érosion des marges, coûts durablement élevés et contexte social perturbé) continue de peser lourdement sur la stabilité économique du secteur.
Si la conjoncture montre des frémissements positifs, ceux‑ci demeurent insuffisants pour inverser la tendance observée depuis 2023. - MF
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Les poids lourds au gaz (GNC et GNL) passés au crible par le CNR
Le CNR a remis à jour son étude sur les camions qui carburent au gaz. On y trouve des informations bien utiles : fiscalité, prix des véhicules, dispositifs d'aides, etc. Les caractéristiques des véhicules et les coûts sont exprimés dans des fourchett...
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Le CNR a remis à jour son étude sur les camions qui carburent au gaz. On y trouve des informations bien utiles : fiscalité, prix des véhicules, dispositifs d'aides, etc. Les caractéristiques des véhicules et les coûts sont exprimés dans des fourchettes reflétant la diversité des offres et des usages dans ce secteur.
En fin de document, des estimations de coût d'exploitation d'un poids lourd GNL en longue distance et d'un poids lourd GNC en régional sont comparées à celles d'ensembles articulés gazole opérant dans des activités équivalentes.
Parmi les avantages du GNC-GNL par rapport au gazole, le CNR rappelle qu'ils bénéficient de la vignette Crit'Air1 (donc d'un accès aux ZFE), que le prix contractuel du GNV est parfois plus compétitif que celui du gazole (mais très volatile) et que des aides à l'achat sont disponibles avec le dispositif de suramortissement. Quant aux inconvénients du gaz, ils vont des coûts de maintenance supérieurs au coût de détention plus cher (avec ou sans dispositif de suramortissement).
Concernant le seuil de rentabilité d'un poids lourd GNV par rapport à son équivalent en gazole, les résultats des estimations communiquées dans cette étude (conditions TCO 2025) révèlent de possibles opportunités. Un poids lourd GNL, éligible au suramortissement et effectuant du transport en longue distance, pourra effectivement trouver des points de rentabilité par rapport à un véhicule gazole ayant une activité équivalente. Ce sera plus difficile pour un poids lourd GNC. - MF
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Le CNR montre combien les taxes et redevances routières PL en 2025 sont disparates à l'échelle européenne
Les taxes et redevances appliquées aux poids lourds dans les différents États européens sont publiées par le CNR. Ces dispositifs (vignettes et péages, taxe à l'essieu et droits d'accises appliqués au gazole) sont très disparates d'un pays à l'autre,...
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Les taxes et redevances appliquées aux poids lourds dans les différents États européens sont publiées par le CNR. Ces dispositifs (vignettes et péages, taxe à l'essieu et droits d'accises appliqués au gazole) sont très disparates d'un pays à l'autre, ce qui impacte les rapports de compétitivité entre les transporteurs de différents États.
Par exemple, les péages vont de 0,093 euro/km (sur les autoroutes polonaises) à 0,5317 euro/km (en Autriche). En France, il faut compter 0,20 à 0,30 euro/km, selon la section. Quant à la taxe à l'essieu, elle oscille entre le minimum européen, 515 euro/véh/an, et plus de 1 900 euro/véh/an en Pologne. Plus encore, en Slovénie, il n'existe pas de taxe à l'essieu, les poids lourds ont cependant l'obligation d'utiliser les autoroutes lorsqu'elles sont disponibles sur leur trajet. Enfin, les droits d'accises sur le gazole ne font pas exception, passant de 0,10 euro/km dans plusieurs États membres à 0,18 euro/km en Irlande.
Les stratégies des États dans ce domaine sont très diverses. Le Danemark, par exemple, fait le choix d'augmenter fortement les droits d'accises sur le gazole en 2025 alors que d'autres fixent leurs droits d'accises sur le gazole à hauteur du minimum européen voire inférieurs comme la Pologne et la Croatie.
Le CNR se penche sur le cas de la France et constate ce qui suit :
• Le coût d'usage des infrastructures pour un poids lourd français circulant en France est de 0,14 euro/km sur le réseau routier non concédé et de 0,40 euro/km sur le réseau concédé.
• La taxe à l'essieu est au plancher européen (516 euros/an). Mais elle pèse faiblement partout en Europe et n'est donc pas un facteur de compétitivité.
• Les péages autoroutiers (0,26 euro/km en moyenne) sont plutôt élevés par rapport à l'ensemble européen. Cela ne favorise pas la compétitivité du site France.
• Les accises sur le gazole professionnel TRM (0,136 euro/km, ristourne déduite) sont au-dessus de la médiane européenne (0,121 euro/km). Cela génère un déficit de compétitivité pour les transporteurs français, notamment vis-à-vis de pavillons frontaliers : Belgique, Italie, Espagne (0,10 euro/km pour ce dernier pays).
On peut feuilleter ici cette étude détaillée du CNR. Elle intègre un inventaire des principaux dispositifs en place dans chaque pays, ainsi que des simulations réalisées sur les réseaux routiers payants de certains pays européens. - MF
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Fret routier européen : hausse des taux spot et contractuels au T3
Au troisième trimestre 2025, les taux de fret routier ont augmenté sur le marché européen, à la fois sur le marché spot et sur le marché contractuel, et l'indice de confiance s'améliore. La reprise reste cependant fragile : les échanges commerciaux p...
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Au troisième trimestre 2025, les taux de fret routier ont augmenté sur le marché européen, à la fois sur le marché spot et sur le marché contractuel, et l'indice de confiance s'améliore. La reprise reste cependant fragile : les échanges commerciaux par route entre les principales économies européennes (Allemagne, France, Pologne, Italie et Espagne) ont tendance à stagner depuis le début de l'année, et la demande ne se réveille que très timidement.
La production industrielle montre quelques signes de reprise, ce qui a suffi pour faire remonter les taux de fret au troisième trimestre 2025 :
• l'indice des taux contractuels s'est établi à 134,0, soit une augmentation de 1,7 point par rapport au deuxième trimestre et de 3,1 points par rapport au troisième trimestre 2024.
• l'indice des taux spot du fret routier européen a quant à lui atteint 134,3 points, soit une hausse de 1,7 point par rapport au trimestre précédent et de 1,9 point en glissement annuel.
La hausse des prix de transport sur le marché contractuel est l'une des conséquences de l'augmentation des coûts auxquels sont exposées les entreprises de transport routier. Celles-ci se montrent très prudentes en matière d'investissements : les nouvelles immatriculations de poids lourds sont nettement orientées à la baisse, ce qui pourrait engendrer des tensions sur le marché en cas de reprise plus franche.
Sur le marché spot, la tendance s'est inversée au troisième trimestre 2025. Après deux trimestres de baisse, les prix sont repartis à la hausse, mais celle-ci reste modérée, ce qui témoigne de la timidité de la reprise. La période des fêtes de fin d'année pourrait exercer une légère pression haussière. - MF
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Hausse contenue des péages d'autoroutes au 1er février 2026
Au 1er février 2026, le tarif des péages d'autoroute en France ne devrait augmenter « que » de 0,87% en moyenne (selon les sociétés concessionnaires, entre 0,82% et 0,95%). Une hausse inférieure à 1%, et donc similaire à l'inflation 2025 (et moindre ...
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Au 1er février 2026, le tarif des péages d'autoroute en France ne devrait augmenter « que » de 0,87% en moyenne (selon les sociétés concessionnaires, entre 0,82% et 0,95%). Une hausse inférieure à 1%, et donc similaire à l'inflation 2025 (et moindre par rapport à l'inflation attendue pour 2026, estimée à 1,3% par la Banque de France), ce qui constitue a priori une bonne nouvelle pour les automobilistes. Pour rappel, l'augmentation en 2025 était de 0,92%, en 2024 de 3% et en 2023 de 4,75%.
Pour autant, « 40 millions d'automobilistes » rappelle que les taxes prélevées par l'État représentent désormais 45% du montant total payé par les usagers. Près d'un euro sur deux dépensé au péage relève donc de l'impôt. - MF
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Le CNR évalue l'inflation des coûts du TRM en 2025 à +2,4%
En 2025, l'inflation des coûts d'exploitation du transport routier de marchandises hors carburant atteint en moyenne annuelle +2,4%, tirée notamment par les augmentations du poste conducteur (+2% pour les coûts salariaux), des coûts de maintenance (+...
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En 2025, l'inflation des coûts d'exploitation du transport routier de marchandises hors carburant atteint en moyenne annuelle +2,4%, tirée notamment par les augmentations du poste conducteur (+2% pour les coûts salariaux), des coûts de maintenance (+2,5%) ou bien encore des coûts fixes de matériel (détention et assurances : +4,3%). Depuis deux ans, l'inflation cumulée des coûts hors carburant atteint +7,7%.
Pour 2026, le CNR prévoit une inflation des coûts hors carburant proche de +2,4%. L'élément prédominant demeure le coût de personnel de conduite : +2,2% en moyenne annuelle sur le poste salaires et charges. Parmi les autres postes en augmentation, citons les coûts fixes de matériel (détention et assurances), dont la prévision de hausse s'élève à +3,5%. - MF
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La stagnation de l'activité du TRM en France confirmée par le CNR
Dans sa dernière conjoncture économique et coûts du transport routier (octobre 2025), le Comité national routier fait le point sur l'évolution des coûts du transport routier sur un an. Il en ressort que le coût du gazole reste orienté à la baisse, à ...
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Dans sa dernière conjoncture économique et coûts du transport routier (octobre 2025), le Comité national routier fait le point sur l'évolution des coûts du transport routier sur un an. Il en ressort que le coût du gazole reste orienté à la baisse, à -7,7% pour le TRM. Les autres coûts (salaire, financement des véhicules, assurances, etc.) progressent plus rapidement que l'inflation générale, autour de +2,5 % pour le TRM (en moyenne sur les différentes activités étudiées).
L'activité du transport pour compte d'autrui s'est contractée de -0,2% au deuxième trimestre, selon les derniers chiffres du SDES. Ce recul, qui suit une baisse de -1,0% au trimestre précédent, confirme le ralentissement. Cette baisse d'activité est la conséquence directe de la stagnation économique. La faible consommation des ménages réduit les flux de la grande distribution et l'attentisme des industriels pèse sur les volumes de biens d'équipement.
Le lent redressement de l'activité du BTP ou une bonne récolte en 2025 sont insuffisants pour enrayer la baisse. Les investissements restent en berne : malgré quelques signes positifs en septembre, le marché des poids lourds se contracte à -15% depuis début 2025. Plus d'informations en cliquant ici. - MF
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Stabilisation fragile du TRM au 3ᵉ trimestre 2025
Après plusieurs trimestres de recul, le transport routier de marchandises amorce une phase de stabilisation. Selon les indicateurs conjoncturels du secteur, la baisse de l'activité s'interrompt, mais aucun rebond n'est encore perceptible. Les entrepr...
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Après plusieurs trimestres de recul, le transport routier de marchandises amorce une phase de stabilisation. Selon les indicateurs conjoncturels du secteur, la baisse de l'activité s'interrompt, mais aucun rebond n'est encore perceptible. Les entreprises constatent une activité en stagnation à un niveau bas, tandis que la confiance des dirigeants reste fragile.
Le marché du travail montre des signes de normalisation, avec une légère hausse des effectifs de conducteurs et une nette baisse des difficultés de recrutement (40% contre 58% en 2023). Les investissements demeurent au plus bas, limités au simple renouvellement du parc de véhicules, sans perspective de croissance.
Le moral des chefs d'entreprise reste quant à lui préoccupant : 57% se déclarent insatisfaits de la situation de leur entreprise, tandis que 22% adoptent une attitude d'attente. En conclusion, dans un environnement marqué par la hausse des coûts et la faiblesse persistante des prix du transport, le secteur du TRM se trouve dans un équilibre précaire, entre fin du repli et absence de redressement. - MF
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2e séance de NAO dans les TRM pour 2026 : proposition patronale à +0,8% refusée par les syndicats de salariés
Pour tenter de faire obtenir aux salariés du TRM une augmentation avant la fin 2025, les syndicats de salariés ont participé hier à la deuxième séance de négociations annuelles obligatoires. La première avait été sans objet puisque les fédérations ne...
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Pour tenter de faire obtenir aux salariés du TRM une augmentation avant la fin 2025, les syndicats de salariés ont participé hier à la deuxième séance de négociations annuelles obligatoires. La première avait été sans objet puisque les fédérations ne disposaient d'aucun mandat patronal. Cette fois, elles proposent +0,8% pour 2026.
« Indécent », fustige FO Transports, qui rappelle qu'aucune revalorisation des salaires n'a eu lieu en 2025. Par voie de communiqué, FO estime : « Le secteur TRM refuse de reconnaître notre travail et notre engagement (...). Jusqu'à quand allons-nous accepter cette injustice ? Nous, salariés du transport, subissons de plein fouet l'inflation sur les produits de consommation et autres, sans aucune revalorisation de nos salaires. Rien ne justifie une deuxième année de misère! ».
Invoquant la pénurie de conducteurs routiers, FO rappelle que la rémunération est le levier principal. « Ajoutez le 13e mois (...) et vous verrez renaître l'envie et la vocation... », conseille-t-il. La prochaine réunion NAO TRM est prévue le 2 décembre, pour négocier aussi les frais de route. - MF
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